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Actualité sur : Trêve hivernale, Coliving, Taxe foncière, Aides

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Coliving

Engagée dans sa lutte contre la hausse des prix de l'immobilier, la ville de Paris ouvre un nouveau chapitre. Après avoir combattu et serré la vis avec les locations Airbnb, Paris s'attaque maintenant au coliving. Cette tendance s'est développée ces dernières années. Elle propose un mix entre la colocation traditionnelle et la résidence services. Le coliving permet de louer une chambre dans un grand appartement ou un immeuble avec des espaces communs (cuisine, salle de sport, espace de travail). Bien souvent, le loyer est élevé. Paris devient la première ville en France à se positionner fermement face au coliving. La Ville estime que ces logements partagés nuisent au marché de la location. Lors du Conseil de Paris, Ian Brossat, sénateur et chef du groupe communiste, a été catégorique : la capitale adopte une politique « zéro coliving ». Le message va être passé aux promoteurs que Paris ne veut plus de nouveaux projets de ce type sur son territoire.

Trêve hivernale

Le 1er novembre 2025 marque le début de la trêve hivernale. Elle s'étend sur les cinq mois les plus froids de l'année et s'achèvera le 31 mars 2026. Ces dates, qui ont été établies par la loi Alur en mars 2014, ont pour objectif de protéger les locataires pendant la saison hivernale. Pendant la trêve hivernale, il n'est pas possible d'expulser quelqu'un de son logement, qu'il soit meublé ou non. Si une procédure d'expulsion a déjà été lancée avant le 1er novembre 2025 mais n'est pas terminée, tout est suspendu. L'huissier doit alors reprendre son action uniquement le 31 mars 2026. Après cette date, la procédure peut reprendre normalement. Cette mesure permet d'éviter que des gens se retrouvent à la rue pendant les mois les plus froids de l'année.

Taxe foncière

Comme chaque année, l'UNPI a analysé les avis de taxe foncière. Son constat est sans appel : dans les 200 plus grandes villes françaises, les taux 2024 n'ont quasiment pas évolué, avec une hausse minime de 0,04%. L'augmentation de la taxe foncière s'inscrit, donc principalement dans une logique de revalorisation automatique des valeurs locatives, fixée à 1,7% pour 2025. Mais les propriétaires sont conscients que la période n'est pas propice à une hausse de la taxe foncière. A l'approche des élections municipales de 2026, la population pourrait sanctionner certains maires dans les urnes en cas de hausse. On a déjà vu ce scénario en 2019, année pré-électorale, où les hausses de taux avaient aussi marqué le pas. Malgré tout, le bilan sur le long terme reste inquiétant : en dix ans, entre 2014 et 2024, la facture de la taxe foncière a flambé de 37,3% en moyenne. Une augmentation est encore plus criante quand on la compare à l'évolution des loyers (+8,7% sur la même période) ou même à l'inflation qu'elle dépasse presque deux fois.

Aides pour les maisons fissurées

Devant les dégâts provoqués par la sécheresse, à l'image de fissures qui dégradent les murs et dégradent les maisons, l'État vient de lancer une « aide test ». Cette expérimentation est désormais proposée dans 11 départements et permet de financer jusqu'à 15 000 € pour les diagnostics et travaux préventifs. Cette expérience a débuté dans l'Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, la Dordogne, le Gers, l'Indre, le Lot-et-Garonne, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, le Puy-de-Dôme, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Pour les propriétaires concernés par un logement dans un de ces départements et qui se trouve en zone fortement exposée au RGA, il est possible de réaliser une demande en ligne sur Démarches Simplifiées depuis octobre 2025. Pour bénéficier de cette aide, la maison doit être la résidence principale du bénéficiaire et avoir plus de 15 ans. Il doit s'agir d'une maison individuelle (pas de mur commun avec les voisins) dans laquelle le propriétaire doit habiter. Pour le moment, les propriétaires, qui ont mis leur bien en location, ou les copropriétés, ne peuvent pas profiter de cette aide. Ce coup de pouce est aussi conditionné à un seuil : 17 173 euros pour une seule personne, et 25 155 euros maximum pour un couple sans enfant. Ces seuils sont basés sur les critères de l'Anah. Au final, l'Etat peut financer jusqu'à 14 000 euros sur un chantier qui coûte au total 17 000 euros. Une enveloppe de 30 millions d'euros est prévue pour cette expérimentation nationale. Si ce test est concluant, cette aide pourrait être étendue à l'ensemble des zones à risque d'ici l'année 2027.

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